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Remise des prix Else-Adrian - juin 2026

14 de nos élèves de la 5.Kl. à la 11.Kl. ont participé au concours de poésie le 17 juin

Règlement du concours
Le texte présenté doit être un poème en langue allemande, récité par cœur et comportant au moins 28 vers. Il ne peut toutefois pas s’agir d’un poème écrit par soi-même.

Seule la qualité de la récitation est évaluée, en particulier la voix, l’intonation, le rythme et la mise en valeur de la langue. Les gestes, les expressions faciales ou d’autres éléments de jeu ne jouent aucun rôle ; le concours ne se conçoit pas comme une représentation théâtrale.

Les prestations sont évaluées par un jury composé de trois enseignants et de trois élèves. Les trois meilleures récitations sont récompensées. Tous les autres participants reçoivent une reconnaissance pour leur participation.

Voici un écrit de notre enseignant, Manfred Krühler engagé pour le prix Else-Adrian

"Le prix Else-Adrian a été fondé par un ancien élève du Lycée français, Knut-H. Kellner. Il l’a nommé en l’honneur de son ancienne professeure Else Adrian et a mis à disposition une fortune dont les intérêts finançaient les prix pendant de nombreuses années.

Cette fortune étant désormais épuisée, l’association de soutien de l’école assure depuis quelques années le financement des prix, garantissant ainsi la continuité de la tradition du prix Else-Adrian.

Le prix Else-Adrian a été, pendant des décennies, un élément central de la vie du Lycée français et jouissait d’une grande popularité. Des élèves de tous les niveaux y participaient. En amont, l’art de la récitation poétique était intensivement travaillé en classe. Pour le concours, seuls les meilleurs et les plus convaincants orateurs étaient finalement sélectionnés. Le département d’arts plastiques se chargeait généralement de la conception des affiches du concours.

Depuis quelques années toutefois, le caractère du concours a sensiblement changé. Le nombre de participants a diminué et, en particulier, toutes les classes ne sont plus représentées de manière égale. La diversité des poèmes choisis semble également se réduire. Pourtant, les consignes sont volontairement larges : outre les poèmes à rimes classiques, des poèmes modernes sans rimes ainsi que des poèmes en prose sont expressément autorisés. Il n’est pas rare que ce soient précisément ces contributions inhabituelles qui soient récompensées par le jury.

Dans ce contexte, la question se pose de savoir si une tradition longue et importante est peu à peu en danger. Cette inquiétude n’est pas nouvelle. Dès 2009, le fondateur du prix Else-Adrian avait déjà exprimé des préoccupations similaires dans une lettre adressée à la responsable du département d’allemand de l’époque, Mme la Dr Birgit Fenner.

Après avoir remercié la destinataire pour un discours de baccalauréat, Knut-H. Kellner poursuit ainsi :

« Mais bien sûr, je souhaite formuler une suggestion personnelle – au service de la cause.
La cause est le prix Else-Adrian, dont la remise annuelle me tient, vous le savez, particulièrement à cœur. Depuis le départ à la retraite du Dr Zwanzig, vous vous êtes régulièrement occupée de sa “mise en œuvre” annuelle et vous avez veillé à ce que le prix Else-Adrian soit placé à égalité avec les autres prix. Ce n’est pas une évidence pour le Lycée français. Lors d’un changement de direction, il peut arriver que le prix Else-Adrian ne soit pas mentionné dans le “Collegianer”. Il faut donc toujours veiller à ce que le professeur responsable transmette chaque année le contenu et les résultats du concours à la rédaction du bulletin “Der Collegianer”.
Avez-vous une idée de la manière dont on pourrait instaurer une sorte d’automatisme ? Serait-il envisageable que vous assumiez personnellement (…) un rôle de coordinatrice, jusqu’à ce que cette bonne cause soit confiée à une succession pédagogique, et que cette organisation devienne alors une tradition ? »

Telles sont les paroles de Knut H. Kellner. Elles n’ont rien perdu de leur actualité. Il reste à espérer que nous parviendrons à répondre à ses souhaits et à maintenir vivante la tradition du prix Else-Adrian à l’avenir.

Merci Manfred pour votre engagement pour ce prix et nous vous souhaitons tout le meilleur pour le nouveau chapître de votre vie : La retraite !