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Visite du Céramique et de l’Agora

Après avoir petit-déjeuné à l’hôtel d’où nous avions une vue incroyable sur la ville en réveil, nous nous sommes rendus sur un site archéologique qui constitue un quartier antique surnommé Le Céramique, car des potiers y ont exercé leur métier à un moment de l’histoire athénienne. Nous y avons d’abord visité le musée où sont exposés des vases justement et aussi des stèles (pierres tombales travaillées, p.ex. statues à l’effigie du mort ou grandes plaques en pierre où est représentée en relief une scène, en général mortuaire) car ce quartier, avant d’être potier, a été un cimetière , une nécropole. On peut observer dans les deux types de pièces d’exposition une évolution dans le style en fonction de l’époque, cette évolution étant surtout remarquable chez les pièces de céramique , qui représentent la majorité des pièces d’exposition du musée. Ainsi Monsieur Jacques nous a expliqué et montré des exemples et caractéristiques de chacune des époques céramiques. On peut en distinguer environ sept: – mycénienne (vases plutôt élaborés, à double anse, étrier, en général réalisés au tour de potier – sub-mycénienne (sur fond noir, moins de cuisson, ornements et vase lui-même réalisés à main-levée, donc plus de tour de potier). – proto-géométrique (fin du XIème siècle av. J.-C., renouveau des méthodes, donc réutilisation du tour, cuisson d’autant plus surveillée et maitrisée, utilisation de motifs géométriques caractéristiques). – géométrique (raréfaction progressive du noir de surface remplacé par plus de motifs décoratifs; apparition de jouets). – géométrique moyen et récent ( apparition progressive d’abord de chevaux, d’oiseaux puis même d’hommes, le style devenant de plus en plus soigné ; on cherche à combler le vide). – archaïque (motifs de plus en plus réalistes; scènes narratives) Malgré la chaleur ambiante et l’agréable et adorable distraction que représentait la présence de nombreuses petites tortues et chats qui se promenaient où bon leur semblait, nous avons ensuite poursuivi notre visite du site à l’extérieur, entre les ruines mêmes de cette place antique. M. Jacques nous a expliqué que ce cimetière public était avant de le devenir, une sorte d’équivalent à l’Agora qui a été construite plus tard au pied de l’Acropole. Seulement quand l’enceinte athénienne a été dressée juste devant cette place peu après la bataille de Salamine, on décida d’y enterrer les morts, chose qui devait avoir lieu traditionnellement aux portes de la ville. Plus tard, cette place devint comme déjà dit le secteur des potiers. On trouva en effet des résidus indiquant cette activité comme des fours ou encore des puits. Quand leur temps fut venu, les Romains aussi y laissèrent leurs traces (des briques, et encore des tombes). Avant le repas de midi, d’ailleurs toujours copieux, nous avons encore visité l’Agora. Cette place est très importante pour les Grecs. S’y jouent moult enjeux politiques et culturels. Les Romains ont d’ailleurs (une fois de plus) repris cette idée et l’ont réadaptée à leurs besoins en n’oubliant pas de la rebaptiser forum. Pour en revenir aux Grecs, l’Agora était d’abord une nécropole privée. Ce n’est seulement à peu près au temps des réformes de Clisthène (démocratisation de la cité, mise en place de l’isonomie, c.a.d. d’une nouvelle répartition des peuples, classes et territoires permettant une répartition plus égalitaire du pouvoir politique, création de nouvelles institutions) que le transfert progressif de l’agora archaïque du Céramique à l’agora actuelle devient important et remarquable. De l’ancienne nécropole ne restera qu’un seul tombeau: l’enclos funéraire (palais) de Pisistrate. S’inscrivant dans la portée culturelle de l’agora, on retrouve p.ex. le temple de Zeus ou encore l’autel de 12 dieux. Mais la politique reste l’activité principale que représente l’Agora. Certains personnage politiques y seront logés, Socrate y sera jugé. Mais l’agora que nous avons visitée s’éloigne beaucoup de celle où les Grecs se rendaient il y a plus de 2000 ans. Bien sûr, beaucoup de constructions sont tombées en ruines, mais les Romains ont modifié sa configuration déjà bien avant ce phénomène naturel et de plus, l’agora enfouie sous la terre, a été redécouverte lors de la construction d’une ligne de métro qui la partage donc aujourd’hui. Maintenant bien nourris d’informations, nous nous sommes encore nourris de très bonnes spécialités et une dernière averse nous a annoncé une après-midi ensoleillée dont nous avons profité seuls sous le règne du temps libre. Nach einem Frühstück mit wunderschöner Aussicht auf die erwachende Stadt, die unser Hotel zu bieten hatte, haben wir uns auf den Weg zu einer archäologischen Fundstätte gemacht. Sie war zur Zeit der athenischen Geschichte ein Töpferviertel woher ihr Name, Kerameikos, der noch bis heute geblieben ist, abstammt. Wir haben dort erst einmal das Museum besucht, in dem es natürlich viele Vasen zu sehen gab, aber auch Grabsäulen und -steine, die mit mehreren eingravierten oder gemeißelten Bildern dekoriert waren, die meistens den verstorbenen Inhaber der Grabstätte darstellten. Das Viertel war nämlich, bevor es das der Töpfer wurde, eine Nekropole, d.h. ein Friedhof. Beide Ausstellungsarten weisen im Laufe der Epochen eine Entwicklung im Stil und der Verarbeitung auf, diese ist dabei bei den Vasen auffälliger, die übrigens auch den größten Teil des kleinen Museums füllen. So hat uns M. Jacques die Epochen der Entwicklung der griechischen Vasen vorgestellt. Man kann unter ihnen ungefähr sieben unterscheiden (siehe französischer Artikel, da die Klassifizierung, die M. Jacques uns erklärt hat, auf Deutsch nicht zu existieren scheint). Trotz der Hitze und der willkommenen süßen Ablenkung, die sich im Auftreten von kleinen Katzen und Schildkröten, die durch die Fundstätte frei herumstreiften, verkörperte, haben wir unseren Besuch im Freien fortgesetzt. Hier befanden wir uns auf dem von Ruinen übersäten antiken Platz selbst. M. Jacques erklärte uns, dass dieser öffentlicher Friedhof, bevor er zu diesem wurde, eine Art Vorläufer der Agora war, die dann später am Fuße der Akropolis gebaut wurde. Erst als die athenische Stadtmauer, kurz nach der Schlacht bei Salamine, genau vor diesem Platz errichtet wurde, entschied man sich, sie den Toten zu widmen, da sie der Tradition nach vor den Toren der Stadt begraben werden mussten. Später wurde er wie schon erwähnt der Arbeitsplatz der Töpfer. Es wurden hier tatsächlich Überreste, die auf solche Beschäftigungen hinwiesen, wiedergefunden wie z. B. Öfen oder auch Brunnen. Als dann später die Zeit die Römer kamen, hinterließen auch sie ihre Spuren (Backsteine, Gräber, usw.). Vor dem Mittagessen, das übrigens stets sehr nahrhaft war, haben wir dann noch die Agora besucht. Sie war für die Griechen ein sehr wichtiger Platz. Sie war der Schauplatz zahlreicher politischer und kultureller Angelegenheiten. Die Römer haben (auch) diese Idee später übernommen, sie ihren Bräuchen angepasst, ohne dabei zu vergessen, sie auf den Namen Forum umzutaufen. Nun aber wieder zu den Griechen. Die Agora war zuerst eine private Nekropole. Erst kurz nach den Reformen des Kleisthenes (Demokratisierung der Stadt, Verbreitung der Isonomie, d.h. eine neue Einteilung der Bevölkerung, der Stände und des Territoriums, die jedem Bürger gleichberechtigt ermöglichen sollte an politischer Macht zu gewinnen, der Gründung neuer Institutionen) wuchs die Bedeutung der Verlegung der archaischen Agora (heutiges Kerameikos) hinüber zur jetzigen Agora. Nur das Grab des Pisistratus wird als Andenken an die ehemalige Nekropole überbleiben. Die kulturelle Rolle der Agora spiegelt sich z. B. im Tempel des Zeus oder dem Altar der zwölf Götter wider, deren Ruinen wir hier zu Gesicht bekamen. Die Agora war jedoch vor allem der Politik gewidmet. Politiker wurden dort untergebracht, Sokrates wurde hier zum Tode verurteilt. Doch die Agora, die wir besuchten, ähnelt der, die die Athener vor mehr als 2000 Jahren durchquert haben müssen, nur noch sehr wenig. Freilich sind die meisten Gebäude aufgrund ihres hohen Alters inzwischen zerfallen, doch schon bevor die Natur und der Zahn der Zeit ihre Arbeit erledigt hatten, veränderten die Römer auch hier das Stadtbild. Zudem wurde die vergrabene Agora erst bei Bauarbeiten zufällig wiederentdeckt. Man wollte hier einen U-Bahn- Linie bauen. Das Projekt wurde trotz des Fundes nicht abgebrochen und so wird der historische Platz heute durch Bahnschienen geteilt. Obgleich unser Wissensdurst nunmehr gestillt war, knurrte uns noch der Magen. So verspeisten wir noch ein köstliches griechisches Essen und ein letzter Regenschauer kündigte uns dann einen schönen sonnigen Nachmittag an, den wir lehrerlos genossen.

Stèle funéraire
Stèle funeraire
Stèle funéraire
L’Ephaisteion
Les Romains ont ussi laissé leurs traces sur l’agora grecque…
Musée de l’Agora
Comment surveiller bébé sans qu’il s’échappe…
Clérothérion ou dispositif créé afin de pratiquer le tirage au sort pour différentes magistratures, en effet la démocratie athénienne repose en partie sur le tirage au sort donc le hasard…
Ostraka ou bouts de poterie sur lesquels on peut encore lire des noms…les noms de ceux que les Athéniens souhaitaient ostraciser, c’est à dire les faire quitter la cité car ils représentaient un danger.

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